Comment améliorer la note de son DPE en 2025 : le guide pratique
Publié le 26 mai 2025 , mis à jour le 26 mai 2025
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est devenu un élément central dans la gestion, la vente et la location d’un bien immobilier. Il évalue la consommation d’énergie d’un logement et ses émissions de gaz à effet de serre (GES), deux critères qui influencent directement la facture énergétique et l’impact environnemental du bien. Depuis la refonte de 2021, c’est un facteur clé de toute transaction. Voici comment améliorer la note de votre DPE en 2025, étape par étape.
Pourquoi est-il important d’améliorer son DPE ?
Améliorer son DPE ne se limite pas à soigner l’affichage dans une annonce. Trois enjeux concrets sont en jeu.
1. Réduire sa consommation d’énergie et ses factures
Les logements énergivores, mal notés au DPE, entraînent des factures d’énergie élevées. Une mauvaise isolation ou un chauffage obsolète peut alourdir vos dépenses mensuelles de manière significative. Chaque gain de classe, ce sont des économies durables.
2. Optimiser la valeur de votre bien : la « valeur verte »
Acheteurs et locataires sont de plus en plus attentifs à la performance énergétique. Un bon DPE promet des factures allégées et un confort accru : le bien se vend plus facilement et à un prix plus élevé.
C’est la valeur verte : l’augmentation de valeur engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs, selon les bases notariales (article des notaires de France).
3. Éviter les interdictions de location
La loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des logements classés F ou G. Depuis 2025, les G ne peuvent plus être loués ; ce sera au tour des F en 2028. Améliorer son DPE, c’est éviter un bien inutilisable à moyen terme.
Les 5 étapes pour remonter la note de votre DPE
Étape 1 : réaliser un audit énergétique
Avant d’engager le moindre chantier, un audit énergétique est essentiel. Ce diagnostic complet repère les faiblesses de votre logement en matière d’isolation, de chauffage et de ventilation, et vous indique où concentrer vos efforts et dans quel ordre. Vous pouvez aussi faire appel à un expert pour une simulation de DPE avant travaux.
Étape 2 : prioriser l’isolation thermique
C’est le levier le plus efficace. Selon l’ADEME, une toiture mal isolée peut représenter jusqu’à 30 % des pertes de chaleur et les murs jusqu’à 25 %. Les priorités :
- la toiture et les combles : première source de déperdition énergétique ;
- les murs et les sols : surtout les murs donnant sur l’extérieur et les planchers sur sous-sol non chauffé ;
- les fenêtres et menuiseries : le double vitrage est indispensable pour stopper les fuites de chaleur.
Étape 3 : rénover le système de chauffage
Une chaudière vieillissante est un frein majeur à une bonne note. Les chaudières à granulés ou thermodynamiques sont particulièrement performantes, souvent plus économiques et plus respectueuses de l’environnement.
Étape 4 : installer des équipements performants
Pompe à chaleur ou panneaux solaires exploitent les ressources naturelles (air, soleil) et réduisent fortement la consommation d’énergie fossile. À noter : ces solutions sont souvent impossibles à mettre en œuvre en copropriété.
Étape 5 : optimiser la gestion de l’énergie
Thermostats intelligents et régulateurs de température par pièce permettent d’adapter le chauffage à l’usage réel de chaque espace et à la saison.
Le rôle clé du professionnel certifié RGE
Pour bénéficier des aides de l’État, faites appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Formés aux travaux de rénovation énergétique dans les règles de l’art, ils vous garantissent une amélioration effective du DPE.
Les principales aides mobilisables avec un artisan RGE :
- MaPrimeRénov’ : ouverte à tous les propriétaires ;
- l’éco-prêt à taux zéro : pour financer vos travaux sans intérêts ;
- les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : primes versées par les fournisseurs d’énergie.
Après les travaux : vérifier et anticiper 2027
Une fois les travaux réalisés, refaites un DPE pour mesurer l’impact des améliorations. Un bien classé C ou D est largement favorisé sur le marché immobilier, grâce à la valeur verte.
Attention : le classement évolue avec les réformes. Après le passage du coefficient électrique de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, une nouvelle étape est fixée au 1er janvier 2027 avec un coefficient abaissé à 1,7 (arrêté du 19 août 2026) : les logements chauffés à l’électricité peuvent y gagner des classes. Vérifiez l’impact sur votre bien avec le simulateur DPE 2027.
FAQ
Quel est le travaux le plus efficace pour améliorer son DPE ?
L’isolation de la toiture en priorité : une toiture mal isolée représente jusqu’à 30 % des pertes de chaleur (ADEME), contre jusqu’à 25 % pour les murs. Vient ensuite le remplacement du chauffage par un système performant.
Un audit énergétique est-il obligatoire avant des travaux ?
Il n’est pas obligatoire pour tous les projets, mais il est fortement recommandé : il identifie les priorités et évite des travaux inefficaces. Il est en revanche obligatoire pour la vente des maisons et immeubles classés F ou G.
Peut-on améliorer son DPE sans gros travaux ?
Oui, partiellement : remplacement du chauffage, régulation par thermostat, menuiseries. Mais sortir d’une étiquette G ou F demande le plus souvent une isolation combinée à un chauffage performant.
En conclusion
Que vous souhaitiez vendre, louer ou réduire vos factures, améliorer votre DPE est une démarche judicieuse : audit énergétique, travaux ciblés et professionnels RGE vous permettront de gagner des classes tout en réalisant des économies. N’attendez pas la dernière minute : la réglementation se durcit chaque année.
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