Réglementation

Ce qu'il faut savoir sur le DPE en 2026 : interdictions, coûts et nouveautés

Publié le 22 août 2025 , mis à jour le 29 août 2026

Ce qu'il faut savoir sur le DPE en 2025 : interdictions, coûts et nouveautés

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) occupe une place essentielle sur le marché immobilier et dans les politiques de transition énergétique. Conçu pour évaluer la consommation d’énergie des logements, il a connu de nombreuses évolutions, notamment avec la refonte de 2021. En 2026, de nouvelles mesures entrent en vigueur, rendant le dispositif encore plus contraignant pour les propriétaires de biens mal classés. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir.

Interdiction des logements classés G à la location

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont considérés comme « indécents » et ne peuvent plus être mis en location. Cette interdiction s’inscrit dans la stratégie gouvernementale d’éradication progressive des passoires thermiques du parc locatif.

Les propriétaires bailleurs de biens G sont donc contraints de réaliser des travaux de rénovation énergétique s’ils souhaitent continuer à louer. Et les prochaines échéances sont déjà fixées :

  • 2028 : interdiction de location pour les logements classés F ;
  • 2034 : interdiction pour les logements classés E.

Le message est clair : chaque classe interdite approche, et les chantiers de rénovation prennent du temps.

Le calendrier des réformes du calcul : 2026 et 2027

Le DPE évolue aussi dans sa méthode de calcul. Le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, avantageant les logements tout électriques. Une nouvelle étape est prévue au 1er janvier 2027, avec un coefficient abaissé à 1,7 (arrêté du 19 août 2026, JO du 26 août 2026). Conséquence possible : des changements de classe, y compris des sorties de passoire thermique sans travaux. Anticipez ces effets avec le simulateur DPE 2027.

Copropriétés : une obligation renforcée

Depuis 2024, les copropriétés doivent réaliser un DPE collectif. En 2025, cette obligation s’étend aux immeubles comprenant entre 50 et 200 lots.

L’objectif : encourager les rénovations à l’échelle du bâtiment (isolation des façades, chauffage collectif…) et anticiper les restrictions de location à venir pour les logements mal classés. En copropriété, les décisions se prennent en assemblée générale : mieux vaut inscrire le sujet à l’ordre du jour tôt.

DPE et aides financières : un duo indissociable

Pour inciter à la rénovation, l’État s’appuie fortement sur le DPE, qui détermine l’éligibilité aux aides. Parmi elles, MaPrimeRénov’ Décarbonation, qui encourage le remplacement des systèmes de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles. Le DPE, et l’audit énergétique qui l’accompagne pour les passoires thermiques, est la pièce maîtresse pour construire un parcours de travaux efficace et financé.

Un DPE plus fiable… et opposable

Depuis la réforme de 2021, le DPE est opposable : un acquéreur ou un locataire peut engager la responsabilité du vendeur ou du bailleur en cas d’erreur dans l’évaluation du bien. Les démarches d’établissement du diagnostic ont été renforcées, rendant les résultats plus fiables et précis. Concrètement, la lettre affichée dans une annonce engage désormais celui qui la vend ou qui loue.

Combien coûte un DPE et combien de temps est-il valide ?

Quelques repères pratiques pour 2026 :

  • coût : entre 150 et 350 €, selon la taille et la localisation du logement ;
  • validité : 10 ans depuis la réforme de 2021 ;
  • exception : les DPE réalisés entre 2018 et juillet 2021 ont perdu leur validité fin 2024 : ils doivent être refaits.

Si votre diagnostic approche de l’échéance ou précède une mise en vente ou en location, prévoyez de le renouveler en amont de vos annonces.

FAQ

Le DPE est-il obligatoire en 2026 ?

Oui. Il est obligatoire pour toute vente et toute mise en location, et doit figurer dans les annonces immobilières. Sauf exception : les monuments historiques et certains logements provisoires de petite surface.

Combien coûte un DPE en 2026 ?

Entre 150 et 350 €, selon la surface du logement et sa localisation. Le tarif n’est pas réglementé : n’hésitez pas à comparer les diagnostiqueurs, en vérifiant leur certification.

Un DPE est-il valable 10 ans ?

Oui, pour les diagnostics établis depuis la refonte de juillet 2021. En revanche, ceux réalisés entre 2018 et juillet 2021 ont expiré fin 2024 et doivent être refaits avant toute transaction.

Que risque-t-on à louer un logement classé G en 2026 ?

Le logement est considéré comme indécent : le locataire peut demander une mise en conformité, une réduction de loyer, voire des dommages et intérêts, d’autant que le DPE est opposable depuis 2021.

En conclusion : anticiper pour éviter les sanctions

La réglementation en vigueur depuis le 1er janvier 2025 marque un tournant : les propriétaires bailleurs de logements classés G doivent impérativement rénover sous peine de ne plus pouvoir louer. La prochaine classe concernée sera la classe F en 2028. Anticiper les travaux, et les évolutions du calcul du DPE prévues en 2026 et 2027 , c’est préserver à la fois la valeur de son bien et la pérennité de sa location.

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